Réflexion
pour le Carême
Un court texte pour
chaque semaine
1er
dimanche :
La fidélité à nos engagements
Poussé
par l’Esprit, Jésus s’isola dans le désert durant quarante jours, résistant
aux tentations de Satan. Quarante jours, c’est une bien longue période. Mais
servi par les anges, Jésus a su demeurer fidèle au plan divin tracé par son Père.
À compter d’aujourd’hui, quarante jours, nous séparent de la fête de Pâques
alors que nous célébrerons la Résurrection du Seigneur, signe de la nouvelle
alliance que Dieu a conclue avec nous. Comme Jésus a été fidèle en tout à
la volonté de son Père, soyons, nous aussi, fidèles à nos engagements de
baptisés. Et comme Jésus l’a fait à sa sortie du désert, proclamons la
Bonne Nouvelle de Dieu à nos frères et sœurs.
2e
dimanche : Fidèles à
l’exemple de Jésus
Comme
Pierre et les autres disciples, n’aurions-nous pas, nous aussi, été déroutés
devant la manifestation de Dieu? En un rien de temps, la figure de Jésus
devient resplendissante! Et, surgis des temps anciens, Moïse et Élie leur
apparaissent. Les disciples voient bien que quelque chose d’extraordinaire se
prépare et ils ont un peu peur. Si le livre de la Genèse nous dit qu’Abraham
n’a finalement pas eu à sacrifier son fils unique, l’évangile nous dit par
contre que Dieu lui, ne limite pas son don. Sortant d’une nuée obscure, une
voix a dit : «Celui-ci est mon fils bien aimé. Écoutez-le! ».
Aujourd’hui, Jésus commence à se laisser découvrir. Soyons fidèles à
l’exemple qu’il nous donne et montrons à ceux et celles que nous croisons
sur nos routes un nouveau visage : celui de baptisés qui ont su écouter
la voix du Seigneur et mettre ses enseignements en pratique.
3e
dimanche : Fidèle jusqu’à la
millième génération
«Chez
ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils (…) mais ceux
qui m’aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité
jusqu’à la millième génération. »(Ex 20, 5-6) C’est parce qu’il
aimait son Père que Jésus a accepté d’être livré aux bourreaux. Puisque
nous connaissons la suite des événements, nous pouvons affirmer qu’à
travers son Père, c’est nous qui sommes l’objet de cet amour absolu. Et il
fallait que le Fils passe par la mort et la résurrection pour que se manifeste
la fidélité de Dieu à notre égard. Si nous avions été présents dans le
temple, sans doute aurions-nous été comme les Juifs, totalement désorientés
devant les paroles de Jésus : «Détruisez ce temple et en trois jours je
le relèverai». Plus de deux millénaires plus tard, l’avons-nous vraiment
compris?
4e
dimanche : Fidèles à la Lumière
Au
peuple qui multipliait les infidélités, Dieu montra sa grande miséricorde
jusqu’à ce « qu’il n’y eut plus de remède » à sa colère. (Ch
36,16) Mais inépuisable, l’amour de Dieu se manifeste parfois de façon
bizarre. En effet, c’est à un étranger, Cyrus le Perse, que Dieu confie le
soin de lui bâtir un temple à Jérusalem. Ce temple construit en Judée
n’annonce-t-il pas dans nos
vies la
venue du
Sauveur? « Détruisez
ce temple… » (Jn 2,
19) a dit Jésus. Preuve supplémentaire de son amour infini, s’il en est une,
Dieu nous a donné son Fils unique «pour que, par Lui, le monde soit sauvé.»
(Jn, 3 17) Nous qui préférons
souvent nous engloutir dans les ténèbres, saurons-nous laisser une petite
place dans nos vies à la « Lumière » et qu’ainsi nos actions
soient reconnues « comme des œuvres de Dieu »?
5e
dimanche : La fidélité à sa
mission
Au
cours des quatre dernières semaines, Jésus a semé sur sa route des indices
quant au sort qui l’attend. Pour lui, l’heure est maintenant venue
d’accomplir la volonté de son Père et de réaliser sa mission de salut. «Dirai-je :
Père délivre-moi de cette heure? Mais non! C’est pour cela que je suis
parvenu à cette heure-ci! » (Jn 12, 27). C’est en livrant son Fils unique
aux bourreaux, qui répandront son sang sur l’humanité, que Dieu a conclue
une nouvelle Alliance avec son Peuple. «Quand j’aurai été élevé de terre,
ajoute Jésus, j’attirerai à moi tous les hommes». Sommes-nous toujours
attirés par la Croix qui nous a valu la miséricorde de Dieu? Comme Jésus au
Jardin des Oliviers, sommes-nous prêts à accepter nos réalités aussi
crucifiante puissent-elle être? Saurons-nous demeurer fidèle à notre mission
de baptisé?